GRAN TURISMO SPORT, PARI REUSSI POUR UN JEU INCOMPRIS ?

A l’heure où beaucoup de changements s’opèrent dans l’industrie, où des jeux comme Destiny ou Battlefield s’installent de manière plus durable via mises à jours et contenu en ligne, Yamauchi, producer de la licence Gran Turismo parie sur un modèle économique assez semblable, misant quasiment tout sur le multijoueur en ligne et l’e-sport. C’est donc un véritable virage à angle droit que prend Gran Turismo, après 20 ans de bons et loyaux services. GT Sport parvient-il à remplir son contrat ?

Aussi bien l’introduction grandiloquente respirant l’amour pour l’automobile que les divers menus accessibles via pointeur de souris contrôlé via stick analogique sont au rendez-vous de cette dernière itération. On apprécie dès les premiers instants le didacticiel incontournable, le mode arcade permettant de se familiariser en solo (ou écran splitté) aux divers tracés et véhicules du jeu et l’aspect cosmétique du titre assez réussi, comme à son habitude (et ce, même sur PS4 « simple »). En enchaînant les circuits, nous faisant visiter des lieux aussi divers que l’Alsace, Tokyo ou Kyoto, dans des conditions allant de la nuit pluvieuse à la matinée ensoleillée, on retrouve rapidement ses sensations aussi bien seul qu’en ligne.

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Mais on retrouve dans GT Sport également tous les défauts qui n’ont jamais quitté la licence depuis 20 ans, comme une conduite par trop rigide à la manette (il est conseillé d’investir dans un volant, contrairement à son concurrent direct, Forza Motorsport), des collisions aux sonorités dignes des auto-tamponneuses de la foire du trône, une IA trop « à la queue leu leu » (mais là n’est plus l’objet du jeu), une physique des véhicules parfois farfelue (par deux fois ma Nissan GTR a décollé à plusieurs mètres du sol après avoir heurté certains éléments du décor. Les mauvaises langues ajouteront que le jeu ne propose plus que 200 véhicules ainsi qu’un nombre plus restreint de circuits.

Pourtant Gran Turismo Sport parvient à captiver et a très certainement dû rendre accro plus d’un pilote virtuel tant on a envie de progresser en niveau via les courses en ligne ou de participer à tel ou tel événement quotidien organisé online. Extrêmement addictif à ce niveau-là et donc bien conçu, remplissant pleinement son contrat, le jeu de Polyphony Digital pose les bases d’un jeu orienté online, ne demandant que du nouveau contenu régulièrement, afin d’apporter plus de variété au « kit » de base, déjà extrêmement plaisant.

Pensé pour le online et les affrontements multijoueur, Gran Turismo Sport a surpris plus d’un joueur à sa sortie, tant il peut sembler plus léger que ses prédécesseurs en terme de contenu. Ce n’est pourtant pas le cas puisque on sent bien qu’à l’instar d’autres jeux multijoueur en ligne, Polyphony Digital souhaite poser les bases d’un jeu que l’on verra agrémenté au fil des mois et des années de contenu supplémentaire. Extrêmement addictif, on ne regrettera simplement que le fait que le titre ne corrige pas les défauts qui ont caractérisé la licence depuis maintenant 20 années (collisions, conduite à la manette…). Une marque de fabrique ?

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2 réflexions sur “GRAN TURISMO SPORT, PARI REUSSI POUR UN JEU INCOMPRIS ?

  1. Article intéressant mais j’aurai rajouté d’autres pointures pour la comparaison comme Project Cars 2 ou autres, il n’y a pas que Forza et Gran Turismo sur console, à moins que ce ne soit que pour départager les jeux de tutures uniques à chaque constructeur SONY Vs Microsoft …

  2. La comparaison des deux maîtres étalons du genre est à chaque fois inévitable, ce sont vraiment les deux grosses pointures (budget, exclusivités). Le dernier Project Cars est très bon mais pas exclusif, donc pas optimisé pour un support. On pourrait également intégrer les jeux Codemasters (F1, DiRT) ou WRC à un dossier simulation de voitures… mais pas nécessairement à un article consacré à Gran Turismo uniquement

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