PARIS GAMES WEEK 2017, LA SÉLECTION

L’édition 2017 du Paris Games Week est intéressante pour qui souhaite jouer à quelques jeux pas encore publiés (en tout cas en occident). Nous avons pu en apprécier une partie et en faisons ici une sélection.

Dans un premier temps, Yakuza 6, édité par Sega, a pu marquer nos rétines, de par sa réalisation, du même acabit que Yakuza 0 sorti plus tôt cette année, mais aussi de par son contexte – le jeu se situe dans un Japon contemporain urbain et le voyageur IRL y reconnaîtra les rues surpeuplées de Tokyo, par exemple. Le système de combat toujours efficace et surtout extrêmement spectaculaire participe à la classification mature du jeu, tant la violence qui s’en dégage peut être parfois dérangeante. Au cours de la séquence à laquelle nous avons pu nous essayer, nous avons pu déambuler dans les rues de Kamurocho, mettre au pas un groupe de délinquants local (dont la présence nous a été alertée par SMS alors que Kazuma Kiryu visitait une enseigne du quartier rouge), et enfin poursuivre au pas de course un aspirateur robot d’appartement dans les ruelles à la demande d’un passant jusqu’à ce que celui-ci atteigne un autre groupe de délinquants dans un parc, qualifiés de « saleté à nettoyer » par l’aspi-robot devenu soudain très loquace.

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Après un court combat, une séquence romantique typique de la série se déclenche, puisque le propriétaire de l’aspirateur récupère dans ce dernier la bague de fiançaille qu’il souhaitait offrir à sa promise, apparue sur les lieux quelques instants auparavant. Yakuza 6 semble donc exceller dans ce qui fait tout le sel d’un jeu de la série, en sus d’excellentes séances de combat et d’un univers bien campé : des dialogues romantiques parfois un peu niais, des séquences décalées bourrées d’humour ainsi qu’un contenu en mini jeux et en quêtes annexes très fourni.

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Les deux précédents jeux de David Cage (Heavy Rain en 2010 et Beyond : Two Souls en 2013) nous avaient laissé une impression un peu mitigée, puisque ces titres alliaient d’excellentes idées narratives à un scénario basculant parfois dans la science-fiction un peu cliché. Detroit : Become Human s’annonce par contre réellement plaisant, tant sur la forme, décrivant un Detroit futuriste où les robots côtoient les humains, que sur le fond puisque en terme de gameplay, on apprécie les menus contextuels intégrant les décors environnants et permettant de choisir ses actions : chercher à comprendre ce qui s’est passé lors d’une prise d’otage ou se dépêcher de sauver l’otage à tout prix… Les séquences de dialogue sont par contre assez classiques, mais en tant qu’androïde, une IA calcule les chances de mener à bien telle ou telle action après un ou deux choix discursif. Excellente surprise, Detroit : Become Human est à ne pas rater sur le salon.

Les très bons jeux de plate-formes 3D se faisant de plus en plus rares, et devant entrer en compétition avec un plombier moustachu ou un lombax à chacune de leurs sorties, on a été ravis de pouvoir mettre la main sur Super Lucky’s Tale, tant le jeu foisonne de créativité et d’inventivité. L’univers animalier et la réalisation cartoon séduiront les plus jeunes tandis que les plus âgés ne pourront être charmés par la prise en mains exemplaire (élément indispensable de tout bon jeu de plate-formes) permettant au protagoniste principal de sauter doublement, de creuser le sol pour se déplacer sous terre et de donner des coups de queue à ses adversaires.

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Simple et immédiat, Super Lucky’s Tale procure un fun indéniable, surtout de par son inventivité et sa variété. Devant récupérer trois éléments afin d’interagir avec un golem de pierre, ce qui n’a rien de très original jusque là, le joueur devra résoudre un puzzle ici, sortir vainqueur d’une séquence de boss fight par là ou passer par une session de plate-formes, toujours en intégrant le fait de pouvoir se déplacer sous terre. L’univers et le bestiaire sont vraiment sympathiques, les décors aériens et verticaux assez originaux pour séduire. Super Lucky’s Tale est également à tester sur le salon, au stand Xbox.

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Sur le même stand on a pu apprécier le très prometteur Sea of Thieves, un simulateur de communauté de pirates en ligne assez pointu tout en restant accessible et assez fouillé pour tenir en haleine le plus exigeant des joueurs. A l’aide de coéquipiers, il s’agit de piloter un navire, en réglant sa vitesse en hissant plus ou moins de voiles, grâce à la table à cartes, la barre et la vigie… En cale il est possible de trouver des munitions pour les divers canons, des seaux afin d’écoper et des planches pour réparer les fuites. Il est possible de naviguer d’île en île afin de looter, de nager sous l’eau (et d’y tuer un ou deux requins, n’en déplaise aux sociétés de préservation des espèces) à coup de tromblon.

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Bref, Sea of Thieves est le jeu bac à sable parfait pour se détendre après une bonne journée de labeur, semblerait-il. Affronter d’autres équipes de pirates en combat naval ou sur la terre ferme est réellement prometteur. On n’était que peu conquis de prime abord par la direction artistique du titre mais y jouer a complètement changé notre opinion. Seul bémol pour le moment, le pirate à la barre n’a que très peu de visibilité sur la destination, lorsque les voiles sont baissées, et doit vraiment compter sur le reste de l’équipage pour pouvoir naviguer dans la bonne direction. Les développeurs de Rare se retrouvent dans ce titre, aussi universel et simple d’accès qu’un jeu Kinect, et aussi original que la lignée de logiciels qu’a pu développer le studio depuis plus de 30 ans maintenant. A ne manquer sous aucun prétexte sur le salon.

Juste un mot sur le remaster de Shadow of the Colossus pour terminer. On ne présente plus le jeu de Fumito Ueda, exceptionnel, mais on peut s’étendre sur la qualité graphique du remaster. On a vraiment le sentiment d’avoir affaire à un remake tant le jeu présenté sur le salon (version PS4 Pro) est magnifique…

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Cette sélection de jeux présentés sur le salon est loin d’être exhaustive, mais présente son lot d’incontournables, divers titres aussi variés dans leur style que dans leur gameplay et leur public auxquels il faut jouer au Paris Games Week avant leur sortie ces prochains jours, semaines ou mois.

Yakuza 6 (Sega, PS4) : 20 mars 2018

Detroit : Become Human (Quantic Dream, PS4) : courant 2018

Super Lucky’s Tale (Playful Entertainment, Xbox One, PC) : 7 novembre 2017

Sea of Thieves : (Rare, Xbox One, PC) : début 2018

Shadow of the Colossus (Bluepoint games, Japan Studio, PS4) : 7 février 2018

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