Resident Evil 7 Family dinner picture.

Resident Evil 7 Gold Edition ou le retour aux sources

Resident Evil 7 a fait couler beaucoup d’encre en début d’année pour les sensations horrifiques qu’il procure, que ce soit en mode réalité virtuelle ou plus classiquement devant son téléviseur. Car Resident Evil septième du nom fait peur, très peur, voire même très très peur. Retournant aux sources de la série (le survival horror) en profitant d’une vue à la première personne en adéquation totale avec l’ambiance héritée de certains des épisodes précédents sans renier certains éléments de gameplay propre à la saga, Resident Evil 7 réussit le pari du frisson garanti par l’immersion allié à une réalisation somptueuse. Qu’en est-il de la version Gold Edition du titre, regroupant absolument tout le contenu téléchargeable (surtout les DLC narratifs Not a Hero et End of Zoe), proposant ainsi plus de 20h de jeu ?

Hommage à Evil Dead

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Resident Evil 7 se permet dès le départ d’agrémenter sa narration de références évidentes aux films Evil Dead et Evil Dead 2 : véhicule, dialogues, scénario, séquences de démembrement, ambiance, lieu, tout est mis en scène pour rendre un vibrant hommage aux deux premiers films horrifico-humoristiques de Sam Raimi. Et cela fonctionne à merveille ! Chaque détail rappelant ces films fait mouche ; le démembrement d’une main à la tronçonneuse durant les premières minutes de jeu et le fait de pouvoir récupérer la dite main sur le sol pour pouvoir l’observer sous tous ses angles comme un objet du jeu a réellement de quoi susciter l’hilarité. Au-delà de ces références, les séquences s’enchaînent dans la première partie du jeu pour installer un huis clos dans une maison et ses dépendances dont les habitants ont très clairement orienté leur régime alimentaire vers le cannibalisme. L’atmosphère, la réalisation, les décors allant du putride au malsain, intégrant des personnages horrifiques à souhait, tous ces éléments n’installent pas une ambiance propre à sursauter ou à provoquer de petites frayeurs, non, ils font hurler d’effroi et s’affoler le rythme cardiaque. Du grand art ! C’est simple, nous n’avions pas été aussi effrayé depuis les beaux jours de Project Zero sur PlayStation 2, que l’on estimait absolument indétrônable.

Première personne du singulier

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Après quelques heures de jeu on retrouve les fondamentaux en gameplay des Resident Evil : gestion de l’équipement, points de sauvegarde, coffres, et scénario avec création d’arme biochimique en toile de fond. Le scénario et certaines séquences s’auto-référencent plus qu’elles ne reprennent tel ou tel classique du cinéma d’épouvante. On a parfois le sentiment de revivre certaines séquences de Resident Evil précédents, pour notre plus grand plaisir.L’énorme changement étant le parti pris pour une vue à la première personne (vue FPS), idéale pour la réalité virtuelle, mais qui aurait pu faire fuir les habitués de la maison, répétant sempiternellement les qualités (indéniables, certes) de Resident Evil quatrième du nom. Encore une fois, ce parti pris fait mouche, et l’immersion est totale et ultra réaliste, aussi réaliste, d’ailleurs que la perle de sueur qui coule sur votre front lorsque vous décidez d’ouvrir telle ou telle porte de cette demeure maudite. Seules ombres au tableau de Maître : les temps de chargement au démarrage ou après un game over peuvent être d’une longueur insoutenable et certaines textures sont un peu pixellisées lorsque l’on s’en approche trop. Mais quand on a le frisson…

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Not a Hero et End of Zoe

Certains choix optés durant la partie auront une incidence sur le déroulement de la fin du jeu, ainsi que sur ses deux DLC narratifs principaux (accessibles lorsque Resident Evil 7 est terminé). Le premier DLC (Not a Hero) permet de prendre en main un personnage récurrent de la série lors d’une toute dernière mission d’élimination de l’un des adversaires de l’aventure principale resté en vie. Les environnements visités proposent un gameplay parfois labyrinthique aux séquences mêlant action et survie, au détriment de l’aspect horreur qui faisait honneur à l’aventure principale. Assez banal, Not a Hero ne restera pas autant dans les mémoires que l’excellent End of Zoe, offrant un gameplay original et quelques surprises dignes des nanars des années 80. Dans End of Zoe, on se bat à mains nues ou à coup de javelot improvisé contre les classiques infectés des Resident Evil, ce qui n’est déjà pas anodin. Réellement plaisant dans ce gameplay « primitif » (surtout lorsqu’il s’agit de se déplacer furtivement près des alligators du bayou pour mieux les surprendre d’un coup de javelot), End of Zoe est une réussite parfaitement maîtrisée. Parmi les autres contenus de cette édition Gold, on comptera quelques mini jeux agréables le temps d’un apéro, ce qui n’est jamais négligeable pour un titre de cette envergure.

Resident Evil 7 : biohazard Gold Edition propose donc un contenu supplémentaire assez intéressant à un jeu qui déjà se suffisait qualitativement à lui-même en tant que nouveau porte-étendard du survival-horror. Not a Hero, en demie-teinte face à un très bon End of Zoe et une excellente aventure principale, apporte une à deux heures de survie supplémentaire, tandis que le second DLC narratif apporte l’équivalent horaire syndical tout en clôturant vraiment le scénario de ce septième épisode. Il sera sans doute ardu d’égaler ou surpasser la prouesse réalisée par Resident Evil 7 : biohazard dans les années à venir, donc autant profiter dès à présent d’un titre exceptionnel autant que faire se peut. Hormis quelques défauts bien pardonnables, ce Biohazard signe un quasi sans faute. A jouer impérativement si l’on n’a pas l’âme trop sensible.

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