Critique : Ori and the Will of the Wisps

Moon Studio et sa petite vingtaine de personnes nous avaient émerveillé lors de la sortie du premier Ori. Cinq ans plus tard et une équipe multipliée par quatre, voilà que notre petit esprit blanc revient pour notre plus grand plaisir dans le monde de Niwen.

Ori and the Will of the Wisps fait partie de ces rares jeux qui, après une heure ou deux de temps de jeu seulement, nous font savoir que l’on tient là une pépite, un véritable chef-d’œuvre. Et rien ne vient contredire ce sentiment, de la première à la dernière minute, tant le jeu est riche et parfait à tout point de vue.

Ori commence son histoire à nouveau entouré de ses amis, déjà présents lors de la première aventure. A cela s’ajoute moult nouveaux personnages, la plupart réunis dans une même clairière qui servira un peu de « hub » à notre héros. Ces nouveaux compagnons vous proposeront différentes choses à faire lors de votre avancée dans le jeu (quêtes secondaires, récolte de matériaux, améliorations de compétences, etc.)

Une leçon de level design

Au fil de votre périple, vous débloquerez de nombreuses nouvelles compétences ainsi que les cellules nécessaires pour augmenter vos jauges de vie et d’énergie. Tout cela s’emboîte petit à petit parfaitement dans un monde où le mot « level design » prend tout son sens. Le monde s’ouvre à vous peu à peu au gré des nouvelles compétences débloquées. C’est intelligent, c’est fluide, c’est astucieux et le gameplay, déjà excellentissime dans le premier opus, réussi l’exploit d’être encore meilleur dans cette suite. Les combats également se sont vus améliorés. En effet, Ori bénéficie cette fois de plusieurs nouvelles compétences. Ce grand choix de compétences offre au joueur une réelle diversité dans sa manière d’évoluer dans le jeu et d’appréhender les différentes phases de l’aventure.

Un Ori et des boss

Le jeu est devenu plus accessible – voire même trop simple – en mode normal. Je vous conseillerais donc de débuter l’aventure en mode « difficile ». N’ayez crainte ! Hormis les boss qui pour le coup vous donneront du fil à retordre, l’aventure en elle-même reste accessible avec de nombreux points de sauvegardes (qui servent également de voyage rapide) et des points de résurrection raccourcis. De plus, Ori, bien que faible au début, se transformera en véritable guerrier au fil du jeu une fois vos nombreuses compétences débloquées. A noter qu’une fois un mode de difficulté choisi, il est impossible de l’abaisser ou de le relever. Cependant, il ne vous sera pas possible d’être bloqué par un soudain pic de difficulté. En effet, vous pourrez très bien abandonner pour un temps un combat contre un boss pour découvrir de nouvelles compétences et de nouvelles cellules de vie afin de revenir à un combat en étant mieux préparé.

Quand Ori rencontre exquis

Beau à en pleurer, une narration d’une justesse implacable, le monde de Niwen est, jusque dans les moindres détails, terriblement vivant et invite très souvent à la contemplation. Le tout est bien entendu accompagné par les musiques qui avaient déjà marqué les esprits lors du premier voyage et vous voilà embarqué-e dans une œuvre artistique majeure.  

Rarement un jeu m’aura autant enchanté. C’est beau, c’est génial, c’est émouvant. Pas un seul instant l’on s’ennuie et même les quelques aller-retours sont faits avec plaisir tant le gameplay et le contrôle d’Ori sont parfaits. Un incontournable !

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