Critique : Carrion

Marre de jouer les sauveurs du monde? Fatigué(e) de protéger la veuve et l’orphelin ? Phobia Game Studio vous offre avec Carrion la possibilité d’incarner pour une fois celui qui d’ordinaire se fait occire, trancher en deux, exploser sans aucune forme de procès. Bref, ici le monstre ce sera vous. 

Vous débutez l’aventure dans un complexe souterrain sous la première forme d’évolution du monstre. Une sorte de masse rouge à tentacules terriblement semblable à la créature de The Thing

La prise en mains est tout de suite très instinctive et l’on trouve d’entrée de bonnes sensations. On dirige la créature très simplement et on utilise les tentacules pour attraper les objets du décor avec facilité. Notre créature visqueuse de déplace très rapidement et se faufile dans les moindres espaces du jeu. 

Carrion propose un pixel art d’excellente facture doublé d’une bande son qui se marie parfaitement au style glauque de l’aventure. Le jeu, quant à lui, se décline sous la forme d’un Metroidvania plutôt basique. Rien de nouveau sous le soleil, après une heure passée dans ce complexe scientifique , on sent que le titre vous a déjà donné tout ce qu’il avait à offrir. 

Si vous mettez plus de 4 heures pour boucler l’aventure, ce n’est pas tant à cause d’une quelconque difficulté ou d’une énigme particulièrement retorse mais bel et bien à cause d’un level-design labyrinthique. N’espérez pas le début d’une once de fragment de carte, vous n’en trouverez pas. Si bien que la dernière partie de l’aventure se résumera uniquement à des allers-retours au pif afin de trouver la bonne issue. Préparez-vous donc à être perdu(e) et à devoir vous débrouiller seul(e) pour en venir à bout. 

Si les débuts semblaient prometteurs avec une mise en route de grande qualité, on déchante malheureusement assez vite. C’est vraiment avec soulagement de terminer l’aventure. 

5

Critique réalisée sur Xbox One X à partir d’une version commerciale

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