Critique : Celeste

Ces dernières années, les jeux indés ont le vent en poupe et l’on trouve de tout… Du bon, du moins bon… Puis il y a ces petites perles qui ne peuvent nous laisser indifférent (pour preuve un game awards en 2018 s’il vous plaît !). Créé par Matt Thorson et sa boîte de développement « Matt Makes Games » Celeste est sorti en 2018 et m’a littéralement scotché grâce à un savant mélange de design, d’histoire et surtout une OST féérique. Ce studio canadien qui a accouché de l’excellent « Towerfall ascension » en 2013 n’en est pas à son premier essai. Du pixel art, de la plateforme et surtout de la patience… vous l’avez compris, Celeste est un jeu avec lequel nous allons roter du sang mais avec un bon goût de reviens-y ! C’est parti !

Nous incarnons Madeline une jeune femme d’une vingtaine d’année qui s’est donné comme objectif de gravir le mont Céleste pour des raisons bien à elle. Tout au long de l’aventure, vous rencontrerez différents personnages tous plus charismatiques les uns que les autres du genre une grand-mère, un aventurier, un gérant d’hôtel quelque peu schizophrène,…). Un air de mélancolie souffle tout au long de l’aventure. Ce jeu arrive vraiment à nous faire ressentir certains sentiments comme peu ont réussi.

Aller plus haauuuttt…

Dès le premier niveau, le jeu nous plonge dans une atmosphère hivernale… le froid, les giboulée de neige constante, et la musique sont magistralement mis en scène. La difficulté va croissante même si elle est déjà bien présente dès le début. On est vraiment sur du « Die and Retry » mais on en redemande. Vous pourrez compter sur l’apparition d’un corbeau qui vous servira de didacticiel pour vous indiquer comment surmonter les nouvelles épreuves. Mais ensuite c’est système D, débrouille-toi ! Ce qui donne justement une gratification supplémentaire lorsque qu’on termine un tableau sur lequel on s’est arraché les cheveux et au bout de quelques centaines de mort… changer de tactique et ça passe tout seul…

C’est beau mais pas que…

Celeste est beau, vraiment très beau. Certains diront que les jeux aux graphismes rétro n’ont pas vraiment d’intérêt et qu’on a assez donné à l’époque. Mais les p’tits gars de chez Matt Makes Games savent comment nous en foutre pleins les yeux. Niveau graphismes et level design il y a une grande maîtrise. On n’a jamais l’impression de jouer sur un niveau réchauffé. Les couleurs sont belles les background sont subtils. 

Et le pire c’est que t’en redemandes…

Le contenu est plus que correct. Environ 10 heures pour clore l’aventure principale en ligne droite. Le jeu se compose de plusieurs chapitres (neuf au total) dans lesquels vous acquérez de nouvelles compétences afin de pouvoir avancer. Rien de réellement innovant là-dedans mais la mécanique marche très bien et certaines compétences sont originales. Les mouvement se font avec aisance et on se prend vite au jeu. Les morts sont plus que fréquentes mais il n’y a pratiquement pas de chargement à chaque nouvel essai donc… moins de frustration… enfin… 

Ensuite il y a les « collectibles »… Tout au long du jeu, vous trouverez des fraises à collectionner (qui ne servent à rien d’autre que de frimer devant ses amis… si si…) et qui sont de plus en plus difficile à attraper… Mais ce jeu est tellement bien foutu qu’il vous convertira au BDSM… effectivement il est quasi impossible de laisser une de ces fraises de côté car même si la difficulté est bien présente… il suffit de s’accrocher et de se creuser les méninges afin de trouver le meilleur enchaînement pour arriver à ses fins… et je ne vous parle pas des coeurs de cristal de qui… si vous les trouvez (elles sont bien cachées les coquines) n’auront pas fini de vous faire rager. Des cassettes audio sont aussi à collectionner et vous permettront de refaire les niveaux avec comment dire… une difficulté accrue… oui… Un DLC est sorti en septembre 2019 avec un neuvième et dernier chapitre gratuit tout ça afin de remercier l’engouement autour de ce jeu 100 niveaux supplémentaires, 40 minutes de musique inédite + de nouveaux éléments de gameplay… c’est pas du foutage de gueule !!!

Une OST qui vous emporte…

La bande originale est fabuleuse. Composée par la musicienne américaine Lena Raine (Guild Wars 2, Minecraft « Nether Update »,…) la musique est prenante et envoûtante. Certains morceaux collent parfaitement au niveau. Personnellement, j’ai quelques-une de ces musiques sur ma playlist… Après on est pas sur du Mick Gordon (Doom), les morceaux dans Celeste sont planant et plutôt calme afin de nous permettre de ressentir le mal-être de Madeline et sa quête pour se découvrir.

En résumé, Celeste est un très bon jeu qui  mérite la note de 8 sans hésitation. Si vous aimez la plateforme et souffrir, n’hésitez pas, son ambiance et son gameplay ne pourront que vous satisfaire. Après, il est important de préciser que ce jeu n’a pas réinventé le genre. C’est un excellent jeu de plateforme mais  il n’a rien inventé. Les niveaux sont variés, la musique est excellente, le gameplay est aux petits oignons et la durée de vie est plus que correcte. J’ai envie de dire… What else ? 

8

Critique réalisée sur Nintendo Switch à partir d’une version commerciale

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