Critique : Tesla Note, Tome 1

Après l’anime sorti en octobre dernier sur Wakanim, Tesla Note arrive en manga aux éditions Vega Dupuis alors que sept tomes sont déjà parus au Japon. Comme le titre le souligne, il s’agit d’un shonen de science-fiction mettant en scène une équipe d’espions chargés de retrouver des « notes » laissées par Nikola « Tesla », brillant ingénieur reconnu des XIXe/XXe siècles. Alors que le manga Spy x Family d’Endo Tatsuya cartonne, qu’attendre de cette nouvelle histoire d’espionnage écrite par  Tadayoshi Kubo et Masafumi Nishida et dessinée par Kôta Sannomiya ?

Pour ceux qui auraient déjà vu l’anime et auraient été déçus de sa qualité graphique (un mélange douteux de 2D et 3D), soyez d’ores et déjà rassurés : la patte graphique à l’œuvre dans le manga est des plus agréables à l’œil. Les dessins sont soignés, clairs et détaillés. Les émotions des personnages passent particulièrement bien à travers le trait de Kôta Sannomiya qui s’amuse parfois à décupler le visage d’un de ses protagonistes pour nous montrer au mieux ses différents états d’âme. Le rendu est vraiment beau et permet de bien appréhender le caractère de chacun et la subtilité des relations qui les unissent.  Aucun bémol à ce niveau-là donc, à la différence de l’anime qui divise davantage son public.

En ce qui concerne l’histoire, celle-ci est bien construite et suit un fil rouge clair. Botan Negoro, une jeune fille maîtrisant à merveille le ninjutsu comme un véritable ninja grâce à l’entraînement quotidien donné par son grand-père, rejoint une troupe d’espions partis à la recherche de cristaux bien particuliers. En effet, ces derniers renferment les inventions de Nikola Tesla et sont pour le moins instables : ils réagissent à la vitesse et sont à l’origine de failles spatio-temporelles provoquant de graves accidents. Notre société d’espions va donc chercher à retrouver les différents possesseurs de ces dangereux cristaux qui peuvent s’avérer redoutables entre les mains de personnes mal intentionnées, et les rassembler. Il faut dire que le grand-père de notre petite Botan n’est pas tout à fait innocent dans l’histoire car il a connu Nikola Tesla et en sait plus qu’il n’y paraît sur l’origine et la valeur de ces cristaux. Ce n’est donc pas pour rien qu’il a formé sa petite-fille au Ninjutsu et s’est arrangé pour qu’elle intègre un groupe d’espions à la recherche de ces précieuses pierres.

Ainsi, les missions vont s’enchaîner pour Botan et ses compagnons et petit à petit des liens plus forts vont se tisser entre elle et son bras droit Kuruma. Le duo des deux protagonistes apporte des notes appréciables d’humour et de tendresse au récit et donne envie de poursuivre sa lecture. L’ensemble est bien rôdé et le tome 1 se termine sur la fin d’une enquête tout en nous donnant assez envie de lire la suite pour connaître la prochaine.

Tesla Note est donc la bonne petite surprise de cette rentrée. Si la couverture, à mon sens, ne vend pas spécialement du rêve, le manga vaut le coup d’être pris et feuilleté en librairie (avec soin, bien sûr !). Un simple coup d’œil suffira pour que vous vous rendiez compte de la qualité graphique de l’œuvre. Si en plus vous appréciez la science-fiction et les histoires d’espionnage sur fond de technologies futuristes, alors n’hésitez pas !

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