Critique : The Last of Us, Part I

The Last of Us, oui, encore lui ! Et pourquoi se priver de ressortir encore et encore un hit si cela marche, si cela se vend… si cela rend heureux ? D’aucuns diront que c’est de l’argent facile, c’est sûr, mais pour cette nouvelle ébauche, nous ne sommes tout de même pas face à un simple remaster mais devant un (véritable ?) remake. En gros, le jeu a été retouché dans son adn et n’a pas simplement bénéficié d’un voile esthétique plus joli. Tentons donc de répondre à cette question qui nous taraude : vaut-il le coup de se refaire The Last of us, l’un des meilleurs jeux de tous les temps (oui, oui, c’est objectif), 9 après sa sortie initiale sur PS3 et 8 ans après son remaster sur PS4 ?

The Last of Us, pour ceux qui débarqueraient, c’est l’histoire de Joël et Ellie, un vieux daron (de 30 ans au moins) marqué par la perte de sa fille et une jeune ado pleine de caractère, contraints de s’entraider pour survivre dans un monde post-apocalyptique dans lequel un champignon rend les humains barjots. Le chaos règne en maître et nos deux protagonistes vont devoir faire face à des hommes zombifiés par le champi et à d’autres sains de corps mais pas d’esprit, qui veulent s’imposer avec trop de violence dans un monde de brutes. Ainsi, vous allez avoir plein de raisons de défourailler à tour de bras tout ce qui bouge mais, pour autant, le soft n’est pas dénué d’amour, d’humour, de tendresse et de poésie. Cette ambiance ambivalente fait d’ailleurs pour moi tout le charme du jeu. Les discussions entre les protagonistes sont très souvent plaisantes à suivre et savent apaiser le joueur entre deux moments tendus. La difficulté est bien dosée et, si vous n’aimez pas fouiller chaque zone avec une grande assiduité, cela n’est pas très grave. Il est assez aisé, dans les modes de difficulté raisonnables, de trouver ce dont on a besoin pour réaliser sa trousse médicale, améliorer ses armes ou construire un surin, ô combien utile pour ouvrir des endroits cachés ou tuer discrètement un humain contaminé (ou non !). Le craft, facile à prendre en main et efficace, est d’ailleurs l’une des grandes qualités du jeu.

Sur PS5, ces points forts inhérents au jeu que sont le gameplay et le scénario, sont évidemment, toujours bien présents et rendent à nouveau le soft très plaisant à (re)parcourir. Les graphismes retouchés sont de toute beauté et l’illusion d’être face à un jeu natif PS5 pourrait être parfaite si l’animation des personnages et certaines lenteurs dans la narration n’étaient pas encore présentes. De plus, la manette DualSense de Sony est bien exploitée lors des scènes de tirs et les temps de chargement sont quasiment inexistants. Naît alors une évidence : vous prendrez indubitablement du plaisir à vous replonger dans The Last Of Us. Ce jeu est vraiment bon, cela ne fait aucun doute. Et si, comme moi, cela faisait 9 ans que vous n’y aviez pas touché, je peux vous le garantir, c’est l’pied ! Pour autant, la pilule du prix est amère. On peut reprocher à Sony de n’avoir pas proposé un tarif plus avantageux pour ceux qui avaient déjà une version plus ancienne du jeu et d’obliger tous les nostalgiques à raquer à la caisse, à nouveau.

S’il est parfaitement compréhensible que certains joueurs boudent le jeu et n’aient pas envie de le racheter encore une fois, il m’est pour autant, impossible de ne pas le recommander tant celui-ci est bien et plaisant à refaire. La présence du DLC The Left Behind est également un plus qui pourra motiver les plus frileux. Et bien évidemment, si vous ne l’avez jamais fait, la question ne se pose même pas, foncez sans plus attendre !

9

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