Critique : NBA 2K21

Nous sommes en 2020, et la nouvelle version de NBA 2K est publiée en plein playoffs. Nous sommes en 2020 et les playoffs se jouent dans une bulle coupée du monde à Orlando. Nous sommes en 2020 et Kendrick Lamar met en musique des spots Nike dédiés à Kobe Bryant. Nous sommes en 2020 et Anthony Davis se frappe la poitrine en hurlant “Kobe” quand il marque un buzzer beater contre les Nuggets de Denver. Non, décidément, 2020 n’est pas une année comme les autres…

La licence NBA 2K, développée par le studio Visual Concepts, n’en est évidemment pas à son coup d’essai, et propose tous les ans une nouvelle itération, toujours mieux réalisée, proposant toujours plus de contenu, et améliorant toujours son gameplay. Cette année, les choses sont un peu différentes, tant ladite licence a atteint des sommets sur cette fin de génération, tant NBA 2K20 était parfait dans son gameplay, son mode carrière ainsi que son mode My Team, tout autant que dans sa réalisation. Alors, impossible d’améliorer la perfection ?

NBA 2K21 ne déroge pas aux traditions de la licence, et dans son contenu, colossal, propose des heures et des heures de jeu. Les nouveaux venus sur cette licence seront aux anges, tant ils auront le loisir de découvrir des modes originaux, comme le mode My Team, qui propose de créer sa propre équipe à l’aide de cartes de joueurs reçues au hasard (vous savez bien, ces cartes de collection ultra populaires aux Etats-Unis). Il est possible de recevoir d’autres paquets de cartes moyennant des points que l’on récolte au fil de matches et de défis proposés par le jeu. Il est également possible d’acheter ces packs contre monnaie sonnante et trébuchante.

Le mode Ma Carrière offre toujours la possibilité de développer les aptitudes d’un joueur et de gérer son ascension jusqu’à la NBA, et ce dans un contexte complètement scénarisé, avec des acteurs connus, comme Michael K. Williams (The Wire, Boardwalk Empire). Le scénario du prélude, en deçà du scénario de NBA 2K20, offre tout de même de bons moments, en tout cas assez pour accrocher le joueur. L’aspect “RPG” permettant de créer et d’améliorer les statistiques de son joueur de basket-ball est vraiment extrêmement poussé, et se fait en fonction du type de joueur que l’on veut créer, par regroupement de statistiques (adepte du dunk, du trois points…). Un excellent point pour le titre de Visual Concepts.

La réalisation du jeu est, encore une fois, à couper le souffle, quand bien même on ressent moins d’améliorations que d’habitude par rapport à l’épisode précédent. Les basketteurs sont tous plus réalistes les uns que les autres et les replays permettent de voir perler des gouttes de sueur sur les corps des athlètes. Ce souci du détail ! On notera qu’une fois de plus, NBA 2K propose la WNBA, soit le championnat féminin, encore un plus pour ce titre. On attend de pied ferme la version PS5 / Xbox Series X pour en prendre encore plus plein les rétines en terme de réalisation ! A ce sujet, il est impossible d’accéder à la version next gen du jeu en n’achetant que l’édition standard sur current gen, ce qui est vraiment dommage.

Si l’on n’a que peu de choses à reprocher à cette mouture jusqu’à présent, on regrettera un cruel changement dans le gameplay des tirs : dans NBA 2K21, on doit remplir une jauge en appuyant sur un bouton (ou descendre le stick droit vers le bas) puis rappuyer sur ce bouton (ou remonter le stick droit) au bon moment (un indicateur précise ce moment sur la jauge). Techniquement, on est très proche du gameplay “classique” d’un Everybody’s Golf, par exemple. Le problème vient du fait qu’il faut être extrêmement précis au moment des tirs ou des dunks, et qu’il est ainsi peut-être dix fois plus difficile de marquer que dans l’épisode NBA 2K20. C’est vraiment le gros problème du jeu. On peut d’ailleurs se demander si cela n’a pas été mis en place afin que l’on dépense plus d’argent réel dans le mode My Team tant il est délicat d’améliorer son équipe par les voies nécessitant de gagner des matches ou des défis.

NBA 2K21 est donc une semi-réussite, que l’on espère mise à jour via patchs, afin de faciliter le gameplay des shoots. Une grosse mise à jour a d’ailleurs été mise en place peu après la sortie du jeu, qui est malheureusement encore insuffisante. Il est encore très difficile de marquer. Sur les autres aspects du jeu, rien à redire, NBA 2K21 reprend les fondamentaux, excellents, de la licence, et propose un fun indéniable, si tant est que l’on s’intéresse au basket-ball. Si l’on découvre la licence en jouant à la mouture 2K21, il est impossible de ne pas être conquis. Les autres seront sans doute un peu déçus et frustrés par les changements de gameplay.

7

Critique réalisée sur Xbox One x à partir d’une version fournie par l’éditeur

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