Critique : Ghosts’ N Goblins Resurrection

Le cultissime Ghost N’ Goblins réalisé et édité en 1985 par Capcom nous revient des archives sous le patronyme de « Resurrection » après un sérieux lifting. Le roi Arthur vêtu de son plus beau caleçon devra une fois de plus sauver sa princesse kidnappée dans ce remake qui fera pleurer de nostalgie les quinquagénaires et éduquera les plus jeunes sur ce qu’était un jeu vidéo de l’époque. Sorti initialement sur borne d’arcade et adapté par la suite sur bon nombre de plate-formes, plusieurs générations se sont abîmées les pouces sur ce jeu exigeant. Les plus opiniâtres d’entre nous se souviennent de sa fin très surprenante. C’est le moins que l’on puisse dire… Mais ne commençons pas ce test par un gros spoil.

Business is Business

Succès oblige, de nombreuses suites et spin-off ont été produits par le même éditeur. Capcom est un grand spécialiste des suites. Elles sortent par paquets de dix à l’instar de « Resident Evil » ou « Street Fighter » entre autres.

Ainsi, la franchise Ghost N’Goblins ne déroge pas à la règle. Une vingtaine de jeux ou de dérivés sont sortis durant toutes ces années. Des séries dérivées comme « Maximo » et « Gargoyle’s Quest » par exemple.

Insert Coin

L’histoire est la suivante : une princesse se fait enlever par un démon et un preux chevalier part à sa rescousse. Un scénario simple et sympathique propre à l’époque. Par moment, les antagonistes viennent narguer notre héros. Ce qui était déjà une petite mise en scène avant-gardiste pour l’époque.

Ainsi le noble Sire s’en ira pourfendre toute sorte de monstres à travers des stages (comme on disait dans l’temps) aux décors et faunes variés. À la fin d’un stage, un imposant boss vous attend de pied ferme. Et chacun d’eux vont mettre vos nerfs à rude épreuve.

Maître d’armes

La plupart des armes sont un assortiment d’armes de jet comme des lances, des couteaux, etc. C’est au joueur de choisir celle qui convient le mieux selon les circonstances. Il est possible de tirer dans 4 directions, à savoir gauche, droite, haut, bas. Pas de diagonale. Malheureusement, les ennemis volent, courent, apparaissent dans toutes les directions possibles. Cerise sur le gâteau, impossible de tirer en courant.

Fort heureusement, notre lanceur de harpon peut compter sur d’autres atouts. En effet, des pouvoirs magiques déblocables au fur et à mesure que l’on progresse viennent compléter notre arsenal. Ainsi on pourra invoquer un éclair détruisant tous les ennemis à l’écran si l’on se sent trop débordé, ou les transformer en grenouille. Et bien d’autres sont également disponibles. Là aussi, c’est aux joueurs de les utiliser selon la situation.

Comme au bon vieux temps

Le souhait de Capcom est bel et bien de rendre l’expérience similaire au jeu original. Pas question de simplifier les choses. À part les sublimes graphismes et animations complètement retravaillés, tout est respecté pour que les sensations soient identiques. Ainsi, l’impression très énervante que notre avatar court dans le vide alors que tout ce qui grouille autour de vous se déplace bien trop vite et repop à l’infini. Les puristes en auront pour leur argent tant la difficulté est exigeante.

Néanmoins, bien que sublime esthétiquement, le jeu semble bien plus coloré et chatoyant que son ancêtre plus terne et plus glauque dans son ensemble. C’est un choix des réalisateurs et c’est la seule grande différence avec l’original à mon humble avis.

Y’a du pain sur la planche !

À l’instar de la série des Souls (dont l’humble rédacteur de ce présent test est un fan absolu) le jeu est un véritable challenge et ne prend pas les joueurs par la main. Amateur de randonnée virtuelle contemplative s’abstenir ! Ici on meurt et on re-meurt à tour de bras. Bien qu’un mode facile soit disponible, ce dernier limite le jeu à quelques chapitres. Donc si vous voulez terminer le jeu complètement, va falloir rudoyer votre pad.

Donc vous l’aurez compris, les stages sont impitoyables, mais attendez de rencontrer leur boss ! Imposant et rapide pour la plupart ils n’auront aucune pitié pour notre chevalier culotté. Avant d’avoir une chance de le pourfendre, il faudra apprendre leurs patterns sur le bout des doigts (Hiiii comme dans Dark… bon j’arrête…).

Conclusion

C’est beau, c’est dur, tantôt décourageant et tellement jouissif une fois le pénible passage vaillamment combattu au prix d’une cinquantaine d’essais. Assurément, Capcom a su réaliser un remake fidèle et très beau à la fois. L’aventure se parcourt avec plaisir de bout en bout et c’est un plaisir de retrouver ce brave Arthur prêt à pourfendre du zombi vêtu de son royal caleçon ! Amateur de jeux rétro, vous pouvez investir ! Et nous vous souhaitons bonne fortune.

8

Critique réalisée à partir d’une version Xbox fournie par l’éditeur

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