Critique : Leisure Suit Larry Wet Dreams Don’t Dry

Amis du bon goût et de l’humour intellectuel, bienvenus dans « Leisure Suit Larry Wet Dreams Don’t Dry » un jeu dans lequel vous allez apprendre plein de choses sur la culture, l’environnement, la philosophie,… si vous êtes naïf à ce point… passez votre chemin ! Je reprends, si vous aimez l’humour graveleux, le cul, le sexe, les énigmes pas trop difficiles, le cul et le cul… ce jeu est fait pour vous. Mais avant ça… déconnectez votre cerveau et laissez-vous allez après tout… on a tous besoin de rire… Surtout en ce moment.

Si vous ne connaissez pas la série des Leisure Suit, voici un bref résumé:

Depuis une trentaine d’années, Larry Laffer (notre héros) a une quête très simple… chopper un maximum de gonzesses ! Même si la quête principale n’a rien de particulièrement compliquée… détrompez-vous ! Il y a tout un système d’énigmes et d’événements à déclencher afin de ne serait-ce qu’attirer l’attention de votre prochaine conquête ou débloquer l’accès à une partie du jeu. L’humour graveleux (parfois lourdingue ?) de notre antihéros et de ces comparses pourront en révulser plus d’un mais en même temps… vous êtes dans un Leisure Suit… avec une interdiction au moins de 18 ans voir 16 ans sur certaines plate-formes, il y a de quoi vous mettre en garde. Vous voilà prévenus, cachez les bonnes soeurs et enjoy !

Non de Zeus Larry !

Dans ce nouvel épisode, qui a enfin son portage sur console (sorti sur PC en 2018), Larry est mystérieusement propulsé dans le futur plus ou moins à notre époque alors qu’il était en plein dans les années 80. S’ensuit un gameplay plutôt simple et efficace car c’est un simple point & click à l’ancienne donc pas grand-chose à redire. Si ce n’est que le mode portable de la Switch est un véritable atout ! L’écran tactile est très pratique ! Beaucoup plus que le joystick d’autant plus si vous faites partie des nombreux possesseurs de joycons défectueux.

Je vois… des… des phallus partout…

Pour les graphismes, les Allemands de chez CrazyBunch ont fait le taf. C’est très joli et je trouve que la patte graphique du jeu correspond très bien au style. L’environnement 2D « peint à la main » est vraiment sympa même si à mon avis, il manque un peu d’animation par moments. Après, on remarquera toutes les références sexuelles à la pelle dans les niveaux… Tout ce qui peut ressembler à un phallus ressemblera à un phallus c’est aussi simple que ça ! Pour exemple… imaginez à quoi ressemblerait un masque de licorne utilisé pour des pratiques plus que douteuses…

Ach… z’est zi bon !

La bande-son est du même acabit que le reste du jeu. Pour exemple, lorsque vous aurez besoin d’aller dans le menu du jeu, un bruit de braguette qui s’ouvre vous y accompagnera. Très marrant au début mais vite lourdingue… Pour les doublages, on regrettera l’absence de version française. Les voix sont exclusivement en anglais ou… en allemand… (pas étonnant vu les origines du studio). Les dialogues sont néanmoins tous traduits et fidèles aux dialogues originaux.

Laffer est dans le sac !

Leisure Suit Larry est un bon jeu mais qu’il ne faut absolument pas prendre au sérieux et ne pas mettre entre toutes les mains. Certaines scènes peuvent être parfois malsaines et l’humour graveleux non-stop peut rapidement déplaire ou voir même saouler un public non averti. Que les fans soient rassurés, Leisure Suit ne souffre pas de l’absence de son créateur, Al Lowe. La base est toujours bien là enfouie bien profond… Si ce nouvel épisode est joli et m’a fait rire plus d’une fois, on peut lui reprocher sa courte durée de vie (7 à 8h grand max) et son manque d’animations donne par moments l’impression d’un sévère manque d’ambition. Il manquait peu pour qu’il justifie son prix et soit une réelle réussite !

7

Critique réalisée à partir d’une version commerciale sur Nintendo Switch

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