Critique : Ratchet & Clank Rift Apart

2016 fut sans conteste l’année Ratchet & Clank : un jeu vidéo d’excellente qualité sur PS4 et un film en images de synthèse au cinéma. Insomniac Games a toujours produit du qualitatif dans le giron de Sony. De Spider-Man à Ratchet & Clank, les joueurs sont rarement déçus. On nous a promis une évolution importante de cette licence grâce à un ajout en gameplay dérivé de failles dimensionnelles. Qu’en est-il vraiment manette en main ? Que vaut cette évolution réellement ?

Premier constat en commençant une partie : Ratchet & Clank Rift Apart est magnifique. Il est sans doute l’un des plus beaux jeux produits à ce jour tous supports confondus. On approche de séquences de gameplay dotés d’un rendu “CG” propre au cinéma d’animation en images de synthèse. Le résultat est simplement extraordinaire ! Graphiquement le titre flatte la rétine. on regrettera une patte artistique un peu “too much” parfois, présentant des aliens toujours ridicules et souvent moches. Mais l’artistique, c’est affaire de goût. Le technique étant plus qu’impressionnant, difficile de critiquer Ratchet & Clank Rift Apart sur ce point précis.

Second très bon point : les séquences de gameplay s’enchaînent de façon très variée. D’une planète à l’autre on interagit différemment : ici un escargot speedé faisant office de véhicule ultra rapide, là un grind de monorail, etc. On ne s’ennuie jamais en parcourant les différents univers proposés par ce nouvel opus. Le nombre d’armes à disposition est impressionnant et le contenu est colossal. Ainsi, on ressent toujours l’envie de persévérer ! Si l’on omet la qualité des dialogues et du scénario…

En effet, Ratchet & Clank n’est pas une série qui a toujours brillé par la qualité de ses scénarios, mais plutôt par son humour omniprésent. Ce n’est pas dramatique concernant un jeu d’action – plateforme me direz-vous, et vous auriez raison. On aurait simplement apprécié un peu moins de dialogues frôlant l’ennui. Le scénario a le défaut d’être trop convenu, ne révélant que peu de surprise.

Enfin, on s’attendait à une révolution en gameplay du fait des failles dimensionnelles intégrant le jeu. Ce n’est absolument pas le cas, le jeu se limitant à quelques effets graphiques (magnifiques, certes) quand on passe d’une dimension à l’autre (parfois très rapidement, quand on fait usage du monorail). C’est dommage, il y avait sans doute mieux à faire afin de faire évoluer le gameplay de la licence. Ainsi, hormis l’incroyable progression graphique, il n’y a qu’assez peu d’évolution par rapport à l’épisode précédent. 

Cette édition 2021 de Ratchet et Clank est en premier lieu une véritable prouesse technique. La rétine est flattée de bout en bout, et la fluidité est de mise en choisissant  le mode approprié. Les séquences de jeu s’enchaînent également avec variété et on ne se lasse jamais. Là où le bât blesse, c’est dans le manque de nouveautés par rapport à l’opus précédent. Certes le côté “failles dimensionnelles” est vraiment sympathique mais est bien loin de la révolution annoncée côté gameplay. Alors on se plaît à parcourir Ratchet et Clank Rift Apart, mais sans crier au génie, ce qui était le cas pour l’épisode de 2016. Bien évidemment, si vous n’avez jamais joué à un seul épisode de la licence, vous pouvez ajouter un point supplémentaire à la note finale. L’effet de surprise aidant d’autant plus à apprécier cet excellent titre. 

8

Critique réalisée sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur

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